Autres ateliers de théâtre en primaire

La compagnie réponds aux demandes des écoles élémentaires qui souhaitent créer des ateliers de théâtre. Elle propose un projet pédagogique en trois temps afin d’offrir aux élèves à la fois une initiation aux différentes techniques du jeu théâtral, une immersion dans un processus de création et une première expérience de la scène. Les propositions d’actions culturelles et artistiques sont menées par notre équipe de comédiens autour des différentes pièces de la Compagnie des Lucioles et autour d’auteurs ou de thématiques incontournables du spectacle vivant.

Nos partenariats, année après année

2025/2026

Durée : 70 heures
 
Intervenante : Emeline Hauw
 
Responsable pédagogique : Aurélie Gallois-Cauchy
 
Intervenante artistique : Em Hauw Atelier : théâtre Établissement : CSC ROYE âge : enfants + ados Dates : saison 2025-2026 Total heures : 35h x 2 = 70h BILAN : L’atelier théâtre prenait place tous les mardi soirs pendant deux heures. Une heure pour chacun des groupes. L’objectif officiel était de monter une pièce, mais comme souvent avec le théâtre, et surtout dans le cadre d’un atelier hebdomadaire, le travail et le progrès s’étendent à bien plus de choses. L’année commence par des échauffements, des jeux ludiques et des explorations pour la dynamique de groupe et l’initiation au théâtre. Puis, nous passons quelques séances sur des lectures : essais de rôles, intentions de jeu, discussion de ce qu’ils préfèrent jouer, des possibilités et de leur projection dans les univers proposés. Pour les deux groupes, le choix se porte sur des huis-clos policiers : tout les élèves au plateau pour résoudre une enquête ! Une fois le texte choisi et les rôles distribués, nous traversons simplement le texte pendant quelques semaines. Au fur et à mesure des répétitions de « dépouillement » de l’histoire que nous racontons, le jeu et la liberté de chacun se développent dans l’atelier. Les élèves se sentent de plus en plus à l’aise entre eux, s’entraident et trouvent l’amusement dans la recherche. Ils osent la liberté au plateau. Ce qui nous permet aussi, à force d’explorations, de dessiner un espace, délimiter les zones décrites dans le texte avec un décor. Dans le même temps, nous abordons l’autonomie du comédien dans le montage/démontage du décor, le rapport aux accessoires, les placements ; mais aussi dans les propositions, la prise de parole, les idées. Nous cherchons comment les élèves peuvent cohabiter sur le plateau, se placer, s’adresser les uns aux autres ou au public… À certains moments-tournants de la création, nous prenons du temps au calme pour échanger de la séance et revenir sur les obstacles ou les prochaines étapes. Progressivement, nous arrivons au travail plus en profondeur du texte, de ce qu’il raconte, du lien entre les personnages et de leur individualité. Les élèves, en comprenant les mots et leur portée, varient spontanément les intentions de jeu. Ce sont ces ruptures qui créent le rythme et maintiennent l’attention du spectateur. Une fois les pièces rodées, et les textes appris, c’est presque dans l’autre sens qu’il faut travailler ! Ralentir le rythme, rester à l’écoute, se souvenir que les personnages sont présentés pour la première fois au public, que celui-ci doit comprendre l’histoire en une seule représentation. Au CSC de Roye, les élèves ont travaillé ensemble et motivés toute la saison, pour raconter une histoire commune qui leur plaisait et qui leur tenait à cœur. Mais, au-delà de cela, ils ont pris confiance en eux, en leur voix et en leur présence. Ils ont développé une certaine souplesse qui leur ont permis de s’adapter aux imprévus propres au théâtre. Également, dans leur vie de tous les jours, comme me l’ont confié certains parents avec la joie d’avoir vu leurs enfants s’épanouir, voire échapper à un quotidien parfois difficile, en s’affirmant.
Écoles de  :
Mézières-sur-oise
Vendeuil
Brissay-Choigny
Neuvillette
Origny-Sainte-Benoîte
Mont-d’Origny + ribemont sacré coeur
 
Projet : Fables de la Fontaine
 
Durée : 154 heures
 
Intervenant : Emilien Rousvoal
 
Bilan de projet artistique et culturel – 2025 / 2026 Projet autour des Fables de La Fontaine
 
Je suis intervenu dans plusieurs établissements scolaires du territoire de la communauté de communes du Val d’Oise sur l’année scolaire 2025-2026. Ainsi, j’ai pu rencontrer les élèves de Thenelles, La Ferté-Chevresis, Urvillers, Moÿ-de-l’Aisne, Itancourt, Ribemont (primaire et collège). Le projet s’est construit autour des Fables de La Fontaine, envisagées comme un point de départ à la fois littéraire, théâtral et collectif. À travers des séances mêlant découverte du théâtre, improvisation, écriture, mise en scène et travail corporel, les élèves ont été amenés à s’approprier les textes, à les détourner et à les réinventer avec leur propre univers. Chaque classe a développé une approche singulière du projet, en lien avec la sensibilité des enseignants, la dynamique du groupe et les envies des élèves. Les interventions avaient également pour objectif de développer l’aisance à l’oral, l’écoute collective, la confiance en soi et le plaisir de créer ensemble. Le temps de travail, de 23 heures par établissement, a été réparti en cinq séances, quatre demijournées et une journée entière suivie directement de la présentation publique. La première séance a permis d’aborder les bases du théâtre à travers différents exercices d’oralité, d’improvisation et de mise en jeu du corps. Les séances suivantes, les élèves ont travaillé autour de plusieurs Fables de La Fontaine, choisies avec l’enseignant(e). Selon les groupes, le travail a pris différentes formes : adaptation théâtrale, écriture collective, réécriture à partir des différents personnages et animaux, création de scènes originales inspirées des thématiques des Fables ou encore réinterprétations contemporaines. La création s’est construite progressivement autour du jeu d’acteur, du travail de groupe, de la mise en scène, des costumes, décors et accessoires, de la gestion de l’espace et de la voix, de la place de chacun dans la création collective. Une attention particulière a été portée à l’adaptation du travail selon les profils des élèves, et les éventuelles difficultés, afin que chacun puisse trouver sa place dans le projet. Les représentations ont eu lieu dans la salle polyvalente de la ville. Il y a deux temps de présentation dans toutes les écoles : un premier en après-midi devant plusieurs classes plus jeunes pour habituer les élèves au public et recevoir quelques retours pour affiner des détails, et le soir devant les parents des élèves et les personnes invitées par les professeurs. La classe de Thenelles a abordé trois fables : le Corbeau et le Renard, le Lièvre et la Tortue, la Cigale et la Fourmi et la Grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf. Avec l’enseignante, nous avons choisi de construire le projet sous la forme de plusieurs petites scènes avec le texte original des Fables. Afin de favoriser au maximum l’esprit d’équipe, la classe a été mobilisée sur l’intégralité des Fables. Tout le monde participait à tout. Un travail autour de l’improvisation a permis de créer un univers autour du Corbeau et du Renard et du Lièvre et de la Tortue. Les élèves, en grand nombre, plus d’une vingtaine, étaient extrêmement motivés, mais aussi difficiles à canaliser sur les créneaux d’intervention. Plusieurs élèves présentaient de très grandes difficultés scolaires, mais également à travailler au sein d’un groupe. Le théâtre a permis ici de renforcer aussi le lien social. Une répartition par groupes s’est faite pour permettre un travail plus calme, mais dès que la classe était rassemblée entièrement, la concentration se perdait et le travail en pâtissait. Avec la professeure, nous avons donc décidé de créer une forme légère, sans complexité dans le jeu, mais abordable pour tous. Chaque élève, à son niveau, a appris une partie de fable, a participé aux idées de mise en scène et a décidé du costume en fonction des animaux qu’il interprétait. La restitution finale devant les parents s’est déroulée à la mi-mars, la professeure préférant aborder le projet sur un temps resserré, afin de travailler par cycle avec sa classe. Avec la dynamique de la classe, cela a permis également de rester dans l’énergie de la création et donc de se focaliser davantage sur l’interprétation et la mise en scène. Le choix de La Fontaine a permis un cadre plus resserré, nécessaire pour la classe. Cependant, j’ai noté un certain regret à être moins dans l’expérimentation et la création totale par la classe et la professeure, qui, je crois, a plus d’affinités avec des formes théâtrales plus complexes, mélangeant les genres et des mises en scène plus poussées. Je crois tout de même que le projet de cette année a été bien reçu de manière générale, avec de très bons moments passés à créer ensemble. Il s’agissait d’interventions plus simples, plus calmes, venant du choix des textes et de la forme de la pièce, mais aussi par nécessité avec le grand nombre d’élèves et l’adaptation à des profils en difficulté. À Moÿ-de-l’Aisne, les Fables de La Fontaine ont pris la forme de tribunaux où les animaux de divers textes viennent défendre leur cause. Des animaux imaginés par les élèves font office de magistrats, avocats et greffiers, entre autres. Il s’agissait alors davantage de travailler autour de la morale et des caractères des personnages, tout en intégrant, au sein de la mise en scène, des extraits des fables. La classe a appris chaque fable en cours, mais mes interventions ont servi à faciliter la compréhension et à aborder le travail de la poésie autrement que par les méthodes classiques abordées en primaire. Ce sont, pour la grande majorité, de vrais créateurs, qui cherchent à interpréter vraiment des personnages, qui s’amusent pleinement tout en gardant l’esprit de travail et d’équipe au cœur du projet. Nous avons pu, dès la deuxième séance, travailler certains jeux d’acteur plus en profondeur que je ne le fais habituellement. Cela est également dû à leur petit nombre : les élèves sont une quinzaine, ce qui facilite beaucoup la création du projet, la concentration du groupe et le travail individuel avec chacun. La restitution finale a eu lieu fin juin, uniquement pour d’autres classes de la CCVO. En effet, les fortes chaleurs ont entraîné l’annulation de la présentation devant les parents. La classe a tout de même pu, un autre jour, présenter l’ensemble de sa création à deux autres classes du secteur. Ils étaient très fiers de porter ce projet, le menant avec beaucoup d’énergie et d’envie. Nous avons filmé cette restitution pour la communiquer aux parents en fin d’année. Les élèves et la professeure d’Urvillers se sont emparés de diverses fables, sous plein d’angles différents. Le Renard et la Cigogne a fait l’objet d’un travail collectif, le Corbeau et le Renard s’est fait en petit groupe, le Chat, la Belette et le Petit Lapin a pris la forme d’une lecture, le Renard et le Bouc est devenu un travail d’ambiance collective et Le Lièvre et la Tortue a pris la forme d’une scène en équipes. Avec l’enseignant(e), le choix a été fait que chaque séance aborde une nouvelle fable. Chaque séance a donc permis d’aborder en même temps une nouvelle façon de faire du théâtre. La classe répétait ce qui avait été construit ensemble entre mes interventions. Ce fonctionnement a permis de maintenir une belle énergie dans la classe lors de la création, en renouvelant les idées de tous et les points de vue. C’était d’autant plus agréable que chacun participait à sa façon et que l’on a vu, tous ensemble, des scènes se construire à partir des idées de tout le monde. Des pistes imprévues se sont ouvertes grâce à l’implication de la classe, qui cherchait réellement à trouver une nouvelle façon de faire du théâtre, à sortir des a priori de la découverte. Les élèves ont particulièrement investi la fabrication de masques, mais ont su totalement utiliser l’espace à disposition. Par exemple, le puits de la Fable du Renard et du Bouc s’est fait tout autour du public, les élèves créant l’écho qui résonne dans le puits grâce à leur voix. J’ai été agréablement surpris de leur aisance à parler, à bouger, à créer. J’ai été également très touché par la pleine confiance qu’ils avaient dans les méthodes que l’on mettait en place avec leur professeure. La classe, d’une vingtaine d’élèves, mélange CE2/CM1/CM2, mais cette barrière n’apparaissait pas sur scène : les plus matures aidaient naturellement les plus en difficulté. Nous avons également adapté la quantité de texte et la difficulté en fonction du niveau de chacun. Le rendu final devant les parents s’est tenu à la mi-mars dans la salle des fêtes, accessible depuis l’école. La professeure ayant un cycle sur l’Angleterre, dont un voyage organisé après les vacances d’avril, le planning d’interventions a donc été adapté en ce sens. C’était une excellente expérience théâtrale que j’ai vécue au sein de cette classe, qui, d’après les retours en fin de présentation, semble vraiment heureuse et marquée par cet épisode théâtral. Le projet à l’école d’Itancourt a été présenté fin mai. Les élèves ont construit un projet unique, où tous jouent continuellement sur scène pendant une vingtaine de minutes. Un grand travail de jeu d’acteur mineur/majeur a été abordé, pour mettre en valeur ceux qui prennent la parole, pendant que les autres continuent d’animer la scène silencieusement. L’ambition de ce projet est née entièrement avec les élèves. Nous avions choisi, avec la professeure, les textes, mais les élèves ont décidé de la forme. Nous avons donc commencé à aborder différentes fables par l’improvisation. Est alors née l’idée de créer un immense marché au cœur d’une forêt, peuplée par tous les animaux des fables. Des élèves ont cherché de nouvelles fables à ajouter à celles déjà existantes, et mon travail est surtout, avec ce groupe, de corriger les détails, d’apporter de la finesse dans l’interprétation. Les élèves aiment créer, cela se sent, et avec la professeure, nous voulons totalement rendre hommage à cela. C’est une façon de faire qui me change de mes habitudes en écoles primaires et me permet aussi d’aborder le théâtre par un autre point de vue. Les élèves se sont saisis immédiatement des textes, ont su trouver des idées et des solutions aux obstacles qui ont pu être rencontrés dans la création. J’ai davantage l’impression d’agir comme un conseiller sur leur création, un regard extérieur pour maintenir la cohérence, car il est clair qu’ici, le projet leur appartient totalement et que c’est très agréable comme ambiance de travail. Les parents sont arrivés en grand nombre et tout le monde est ressorti galvanisé par l’équipe de jeunes comédiens. La présentation s’est déroulée dans d’excellentes conditions. Une ancienne élève de la classe, partie en cours de projet, est même venue pour reprendre son rôle pendant la soirée. C’était une restitution mémorable, avec beaucoup d’émotion de toutes parts. La classe de La Ferté-Chevresis m’a accueilli très chaleureusement, avec la pleine envie de partager des moments de théâtre ensemble. Il s’agit d’une classe à deux niveaux mais très solidaire. Nous avons abordé le Corbeau et le Renard, le Lion et le Rat, le Laboureur et ses Enfants et Le Renard et la Cigogne. La première et la dernière ont été créées collectivement, tandis que les deux autres ont pris forme en demi-groupes. C’est une classe très vive, où le travail de canalisation était central pour maintenir une ambiance d’équipe et de concentration. Les élèves ont fait preuve d’une très grande gentillesse ; ils étaient simplement avides de jeu, de création et de mouvement. Nous avons donc créé des scènes dynamiques, prenant beaucoup d’espace, avec des déplacements sur de grandes distances et des corps dessinés pour chaque personnage. Nous avons beaucoup ri, avec la classe et la professeure, durant toutes les interventions. C’est une classe pleine d’humour et d’autodérision, instaurée aussi par la pédagogie de l’institutrice, mettant l’acceptation et la liberté au cœur de la classe. Chaque enfant trouve sa place et s’en empare, mais n’hésite pas à proposer des idées pour les plus timides. Les animaux ont pris forme rapidement, avec beaucoup de caractère, des intentions affirmées et une voix portée, ce qui est plutôt rare pour des enfants qui découvrent le théâtre. La présentation, en avril, était empreinte de ce parcours de création léger et joyeux, en invitant les parents à participer, à rire de bon cœur. Il y avait, avec ce groupe, une atmosphère bon enfant et pourtant constamment dans un travail sérieux. C’était un très bon équilibre : sans chercher une grande complexité, la forme fonctionnait grâce à son humour et à quelques idées bien ficelées trouvées par le groupe. C’était un vrai plaisir de voir les enfants s’épanouir, et certains personnages ont vraiment marqué les esprits, autant chez les élèves que chez le public, le soir de la restitution. Il s’agit de la première année où Laurent, le professeur des CM2 de Ribemont, participe au projet. Nous avons donc abordé les Fables avec sa classe de manière très simple, avec le texte original de La Fontaine. Les élèves ont tenu à créer une ambiance de fête foraine pour raccorder les différentes scènes créées en petits groupes. Chacun a eu une fable à créer en groupes de quatre ou cinq élèves, puis, en fonction des envies et de l’évolution des scènes, les élèves se sont vu attribuer plusieurs rôles. Chacun a participé de bon cœur, apportant également des accessoires, des décors, des costumes pour plonger la création entièrement dans leur univers. Les groupes ont été formés en fonction des préférences de fables des élèves, mais également en adaptant la difficulté pour chaque élève. Des élèves en dispositif ULIS sont également présents dans la classe ; il était important pour nous de les intégrer pleinement au processus de création, au même niveau que les autres. Entre chaque scène, les élèves ont proposé d’écrire des devinettes pour faire trouver aux parents différentes fables. Entre l’improvisation et l’écriture, ces inter-scènes ont permis de dégager du temps pour changer les décors et d’amener une interaction directe entre l’audience et les jeunes comédiens. Une chanson a également été apprise par la classe, sur une idée de leur professeur, pour chanter en chœur pendant le salut final. Des masques ont été créés pour l’occasion et chacun venait, à chaque intervention, avec de nouvelles idées pour étoffer les scènes, écrire autour des textes de La Fontaine. Nous avons malheureusement pâti du manque d’espace pour répéter et créer, mais les élèves en ont eu pleinement conscience et ont su faire preuve de concentration et de ressource à chaque séance. La présentation finale s’est faite devant une assemblée de parents qui ont participé chaleureusement et ont très bien reçu la création des élèves. Ces derniers, le jour même, ont réussi à s’adapter à la salle polyvalente, bien plus grande que la salle de la bibliothèque de l’école. C’était un moment agréable de construction commune, avec un aboutissement qui, j’ai la sensation, mettait vraiment en valeur chacun d’eux. Au collège de Ribemont, le rendu final a eu lieu à la mi-mai. J’ai disposé d’une quinzaine d’heures d’interventions pour construire avec les élèves différentes versions de la fable du Corbeau et du Renard. Ce sont des élèves que j’ai déjà eus, pour la majeure partie, en CM2 et en 6ᵉ. La communication était donc fluide, et nous avons pu attaquer le travail de mise en scène très rapidement. Pourtant, contrairement aux années passées, nous nous sommes retrouvés, avec la professeure, face à une classe récalcitrante, n’ayant envie ni de participer ni de créer. Les élèves demandaient constamment si le travail était noté, s’« ils étaient obligés de le faire », et la classe, avec une certaine solidarité, a refusé chaque proposition que nous faisions. La professeure référente a dû s’absenter un long moment pour des raisons de santé. Nous avons donc eu un suivi assez discontinu sur ce projet, et je pense que la classe a perdu une partie de son énergie durant ce laps de temps. Le temps d’une séance, la motivation a repris le dessus, et nous avons pu créer deux scènes entièrement. Lors des séances suivantes, les élèves ne suivaient plus le mouvement, et nous avons mis autant de temps à simplement retrouver les deux scènes, sans possibilité d’affiner le travail ni de trouver de nouvelles idées. Après un travail d’adaptation en fonction des difficultés de chacun, la professeure a proposé de ramener des masques de renard et de corbeau pour offrir aux élèves un sentiment de protection. Nous savons que c’est un âge où le regard prend une place importante dans la perception des adolescents ; pourtant, cela n’a pas suffi. Face à ces difficultés, nous avons pris la décision de présenter le travail uniquement à une autre classe, à des professeurs et au personnel de l’établissement. Avec Mme Planque, nous espérons un regain d’énergie de la part de la classe, pour raviver la flamme de créativité que nous avons connue avec les élèves les années précédentes. Les élèves plus discrets, plus impliqués, arrivent tout de même à trouver leur compte, avec un texte su et interprété avec envie, une place qui les met en valeur dans la création. Ces élèves-ci trouvent un épanouissement, d’après leurs retours de la dernière séance, malgré un noyau dur d’élèves qui tentent de se désolidariser du projet. La présentation en bout de piste était simple ; les élèves ont effectué leur travail, certains engagés jusqu’au bout, d’autres moins. Nous regrettons, avec la professeure, cette disparité dans la classe, en espérant qu’une meilleure configuration se présentera pour les prochains projets, car c’est également un facteur à prendre en compte pour la motivation personnelle. Cette année encore, le théâtre s’est affirmé comme un véritable outil de fédération au sein des classes, avec la création et l’expérimentation au cœur de la démarche. Malgré des dynamiques très différentes selon les établissements, chaque projet a permis aux élèves de trouver leur place dans une création collective, en développant leur expression orale, leur imagination, leur écoute et leur confiance en eux. Les Fables de La Fontaine se sont révélées être un support particulièrement riche, permettant d’aborder aussi bien le jeu d’acteur, le travail du corps et de la voix, que les émotions, les rapports humains, l’humour, la satire ou encore la réécriture contemporaine. Les élèves se sont approprié les textes de manière très variée : certains groupes sont restés proches des œuvres originales, tandis que d’autres ont imaginé des formes plus libres, personnelles et ambitieuses. Dans plusieurs classes, les élèves ont montré un réel désir de création, proposant eux-mêmes des idées de mise en scène, de personnages, de dispositifs de jeu ou de liens entre les différentes fables. Les interventions ont également montré combien le théâtre peut devenir un espace d’inclusion et de valorisation. Plusieurs élèves en difficulté scolaire, sociale ou relationnelle ont trouvé dans le projet une manière différente de participer au groupe et de s’exprimer. Les adaptations mises en place selon les profils ont permis à chacun de s’investir à son niveau, tandis que le travail collectif favorisait souvent des formes d’entraide naturelles entre les élèves. L’implication des enseignants a largement contribué à la qualité des créations proposées. Les échanges réguliers, la préparation menée en classe entre les séances et l’investissement de chacun ont permis d’adapter les projets aux besoins des groupes et de construire des formes théâtrales très différentes d’une école à l’autre. Cette année a également confirmé l’intérêt d’un travail artistique mené sur plusieurs années au sein des établissements scolaires. Les élèves comme les enseignants gagnent progressivement en aisance avec les outils du théâtre et osent davantage proposer, expérimenter et construire collectivement. Là où les premières années reposaient surtout sur la découverte, cette édition autour des Fables de La Fontaine a permis d’aller plus loin dans la création, l’autonomie et le plaisir de jouer ensemble.
Emilien Rousvoal

2024/2025

Durée : 60 heures
 
Intervenante : Bokai Xie
 
Responsable pédagogique : Ingrid Fleurier
Durée : 60 heures
 
Intervenante : Emilien Rousvoal, Sabine Revillet, Makiko Kawaï
 
Enseignante : Stéphanie Bertolo
Durée : 18 heures
 
Intervenante : Emilien Rousvoal
 
Enseignante : Audrey Le bihan
Durée : 16 heures
 
Intervenante : Elsa Cheminel
 
Responsable pédagogique : M. Denormandie

2023/2024

Durée : 20 séances
 
Intervenante : Elsa Cheminel
 
Responsable pédagogique : Ingrid Fleurier

Pratique théâtral : 140h

Lieux :  école de Ribemont,  Villers le Sec, La Ferté-Chevresis,  Thenelles,  Urvillers, Itancourt, Moy-de-l’Aisne.

Intervenant : Émilien Rousvoal

 

 

 
 

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2022/2023

Pratique théâtral : 140h

Lieux :  école d’Essigny-le-Grand (20h),  Mézières-sur-oise (20h),  Vendeuil (20h),  Brissay-Choigny (20h),  Neuvillette (20h),  Origny-Sainte-Benoîte (20h,  Mont-d’Origny (20h)

Intervenant : Émilien Rousvoal

 

Bilan de l’intervenant : Émilien Rousvoal 

À l’automne 2022, j’ai eu l’occasion d’intervenir dans sept écoles primaires de la Communauté de Communes du Val d’Oise. Ces ateliers, de vingt heures par classe, se situent dans la poursuite du projet autour de l’œuvre de Robert Louis Stevenson, mené avec d’autres écoles primaires du même secteur l’an passé. Nous avons donc parcouru, avec les élèves et leur professeur, les grandes thématiques de l’auteur et, à partir de celles-ci, écrit et créé entièrement une pièce de théâtre, unique à chaque groupe. En décembre, nous avons conclu les interventions de Vendeuil et Essigny-le-Grand par une présentation des travaux. Lors de la présentation de Vendeuil, deux classes de l’école ont pu assister à une présentation l’après-midi, avec une écoute et une attention particulièrement appréciable pour les élèves-comédiens. Cette présentation a été filmée puis transmise aux familles des élèves. À Essigny, la présentation a pu se tenir en présence des familles dans la soirée. Dans les deux cas, les élèves étaient très inventifs jusqu’au bout et impliqués dans leur création. Malgré la grippe, qui a provoqué des absences durant le trimestre, tous les élèves ont su s’épanouir au plateau, restant motivés, y trouvant leur place. Les professeures de chaque classe ont été surprises, et même touchées, par l’aisance à l’expression orale de certains des élèves, les plus timides ou présentant des difficultés scolaires. Les prochaines présentations, en janvier, s’annoncent également riches en découvertes et émotions

– Emilien Rousvoal

 
 
 
Bilan de la directrice de l’école de Neuvillette  : Mme Leraitre
 

Le projet théâtre avec Emilien Rousvoal a été d’une richesse extrême. Ce n’est pas une tâche facile que de créer et mettre en scène une pièce entière, axée autour d’auteurs de renom, pour nous, professeurs, sans formation théâtrale. Nous avons tous été ravis de partager cette expérience avec lui. Il a su faire preuve de bienveillance auprès des élèves et a su s’adapter à leur âge et leurs envies. Il a su autant former les élèves que moi-même sur des exercices corporels et vocaux. La CCVO a financé ce projet, ce qui est, pour les petites écoles comme Neuvillette, un vrai plus. Je vous remercie encore une fois. Emilien a su se rendre disponible sur son temps personnel pour nous aider à continuer d’écrire la pièce de théâtre et la mettre en scène, même si une à deux séances supplémentaires seraient tout de même les bienvenues afin de clôturer une séquence entière à ses côtés.

 

Bilan d’une enseignante de cm2 à l’école de Vendeuil : Tiphaine Boughedada 

Mon retour à propos de l’atelier théâtre proposé cette année  est très positif. En effet, c’était la première fois que j’y participais et tout a été très bien organisé. Le comédien s’adaptait aux besoins pédagogiques de la classe. Les enfants ont très vite adhéré au projet et la co-intervention enseignante / comédien a permis de faire évoluer les élèves de manière fulgurante. Le projet a énormément plu et j’espère qu’il y en aura d’autres dans le futur.

 

Bilan de l’enseignant de Brissay-Choigny : Stéphane Joye

Je tenais par ce petit message à vous transmettre un retour rapide par rapport à l’atelier théâtre que nous avons eu la chance de recevoir de la part d’Emilien cette année.Ce fut un véritable plaisir, ainsi qu’une expérience très riche en terme d’expression orale, scénique et artistique, mais également dans la production d’écrit en groupe, l’écoute de l’autre et la construction des séances. Une pièce et un spectacle construit de A à Z avec le peu de moyens que nous avions pourtant à notre disposition tant en terme de matériel que de lieu à disposition pour cette activité.Emilien par sa compétence et son enthousiasme a su intégrer tous les élèves dans le processus de jeu et de création et a réussi à faire de cette expérience, un réel moment d’apprentissage associé avec un plaisir qui se renouvelle à chaque fois que la pièce est rejouée par les élèves.Merci encore à lui et la CCVO pour cette initiative réussie en tous points.

 

Bilan de l’enseignante d’Essigny le Grand : Valérie Panicali  :

J’ai été ravie de participer à un stage théâtre avec ma classe. Je le referai dès que possible. Je tenais à te remercier, particulièrement,  pour ton approche,  ton travail,  ton professionnalisme…..!!! Bref, ce fût une très chouette expérience qui restera gravée dans la mémoire de chacun : petits et grands….!!!
La réalisation « semblait » délicate en si peu de séances, mais, tu as su mener le projet à terme et, ce fût, réellement,  réussi, et, les retours que j’en ai eus étaient tous élogieux… Donc encore merci pour ton implication, ta disponibilité,  ta bonne humeur et ta gentillesse….!!! Et, dès que ça sera possible,  je repostulerai…
 
Bilan d’une enseignante de Mont d’Origny : 

Le bilan est plus que positif pour moi, comme pour les enfants et les parents. Tu as su être très pédagogue et tu leur as donné l’envie de se lancer dans ce très beau projet. Tu es parvenu à les guider tout en leur laissant beaucoup de libertés dans leurs choix. Je resignerai volontiers si le projet est renouvelé ! Les enfants et moi même te disons un grand MERCI également.

 
 

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Durée : 20 séances

Intervenante : Yolanda Creighton

Responsable pédagogique : Ingrid Fleurier

Bilan de l’internante : Yolanda Creighton : 

 De octobre 2022 à mai 2023, j’ai retrouvé les enfants de Bailleul-Sur-Thérain pour un atelier extra-scolaire de Théâtre, à raison d’une fois par semaine. Les mardis soirs, de 17h30 à 19h, j’avais un groupe d’enfants de 6 à 9 ans, et de 19h à 20h30 un groupe d’enfants de 10 à 13 ans. L’enjeux, à travers 20 séances d’atelier théâtre, était de les initier à cette pratique et d’aboutir à une présentation publique. Pour ce faire, j’ai entièrement dédié les 5 premières séances à des exercices d’écoute, de confiance, d’impro, d’imagination, de réactivité, de projection de la voix, etc. Le but premier était d’installer un climat de confiance et de partage entre les enfants, de les faire oser. Nous avons joué à des jeux avant tout, pour pouvoir par la suite « jouer du théâtre ». Puis je leur ai proposé un texte : « Le Pays de Rien » de Nathalie Papin pour le premier groupe et « Les discours de Rosemarie » de Dominique Richard pour le deuxième. A partir de là, ils ont choisi leur(s) scène(s) et se sont mis à l’apprentissage d’un texte. J’ai été sidérée par la capacité de mémoire d’un enfant, et par l’engagement qu’ils y ont mis. Nous nous sommes retrouvés après les vacances ; ils connaissaient tous leur texte, en m’avouant pour certains ne l’avoir lu que quelques fois. Cela m’a d’autant plus surprise que je leur avais donné des textes ambitieux dans lesquels il y a un vrai travail de la langue. Certains enfants présentant des troubles, nous avons par ailleurs adapté le texte ensemble pour faciliter l’apprentissage. De là, les séances ont glissé vers un travail de mise en scène, dans le but de créer un spectacle. Mais nous commencions toujours par un exercice qui soudait le groupe pour l’heure et demie à venir (si je les sentais excités nous faisions un jeu de concentration, s’ils étaient énervés nous mettions en place un espace de parole, s’ils étaient fatigués nous faisions des passages d’énergie, l’idée étant d’avoir le plus d’exercices possibles en stock pour m’adapter directement à eux dans l’instant présent). Concernant la réalisation de notre spectacle, j’avais à coeur de créer une forme chorale, pour que tout le monde soit tout le temps investi, même si ce n’était pas forcément leur scène qui se jouait. Cela a permis une concentration générale tout au long du processus. La présentation finale a donc eu lieu le 9 mai, devant une cinquantaine de parents et d’ami.e.s. C’était une magnifique manière de clôturer ces 20 séances de recherche et de découvertes. Les enfants étaient stressés, excités, heureux, concentrés. Les spectacles se sont déroulés merveilleusement, nourris par la présence d’un public bienveillant. Avant de clôturer le tout, j’ai initié un cercle de parole avec les enfants, leurs parents, le public présent, afin de pouvoir échanger sur cette expérience globale. Au-delà de ma vision des choses, où j’ai vu ces enfants s’épanouir, prendre confiance, entreprendre, communiquer de manière constructive, j’ai appris par les parents qu’ils avaient également observé un changement chez leurs enfants en dehors de l’atelier théâtre. Un père me disait qu’il voyait sa fille trouver un nouvel ancrage au sein de leur foyer, une mère que son fils était plus serein à l’école, et tous s’accordaient à dire qu’ils venaient aux séances avec le sourire et repartaient avec le sourire. Merci infiniment à Ingrid Fleurier, qui a rendu possible cet atelier, et pour son accompagnement durant l’année. 

2021/2022

Pratique théâtrale (140h)

Lieux : Écoles primaires d’Itancourt (20h), Moy de l’Aisne (20h), Urvillers (20h), La Ferté (20h), Villers, Thenelle et Ribemont (20h)

Intervenant : Émilien Rousvoal

2019/2020

Objectif, travail et pratique théâtrale

Responsable pédagogique : Magalie Courribet
Intervenante : Makiko Kawaï

2018/2019

Objectif, travail et pratique théâtrale

Intervenantes : Agathe Vandame, Fanny Jouffroy
Responsable pédagogique : Célia Albanese

33 rue de Paris
60200 Compiègne

03 44 09 26 70